Billets d'humeur

LE SOIN ET LA SOLIDARITÉ SONT NOS ARMES !

Pendant le premier confinement, nous avons assisté, ahuri.es par la gestion catastrophique de la crise, à l’appel solennel du gouvernement : tout le monde devait être solidaire et nous, salarié.es des secteurs du social, du médico-social et du sanitaire, étions soudainement propulsé.es en tant que personnages héroïques. L’heure était grave, la responsabilité était de mise, il était du devoir de tous-tes de nous applaudir chaque soir et d’espérer que tout cela passe très vite.
Tout le monde comptait sur les masques et les tests qui devaient arriver rapidement et ainsi mettre fin aux décès qui n’en finissaient plus et plongeaient la population dans un profond désarroi. Tout le monde pensait bien évidemment qu’au vu du nombre de personnes décédées du fait du manque d’infrastructures hospitalières dans le pays, le gouvernement réaliserait ses erreurs du passé et mettrait le paquet pour que plus jamais nous ne traversions une crise similaire.

Nous étions bien loin du compte…

Non content d’avoir fermé les dernières usines de production de masques, de les avoir commandés beaucoup trop tard et de les avoir mis en vente dans les supermarchés au lieu de les distribuer gratuitement à la population, le gouvernement n’a pas répondu à nos attentes : il a continué à fermer des lits pendant la crise, n’a pas embauché en masse ni commandé suffisamment de matériel, ni augmenté les capacités d’accueil dans les hôpitaux et structures sociales et médico-sociales. Il a privilégié la grande distribution au détriment des petits commerces, a permis aux géants du net, les GAFAM (pour Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), d’empocher des milliards de bénéfices sans quasiment payer d’impôts en France. Il a abandonné une immense partie de la population, allant jusqu’à mettre des amendes aux personnes vivant dans la rue au prétexte qu’il fallait qu’elles soient confinées chez elles !

L’état n’a pas plus assuré la sécurité alimentaire de ses concitoyen.nes que celle de leur santé.
La population s’est donc organisée pour répondre au besoin le plus élémentaire et vital: manger. De nombreuses personnes se sont réunies et organisées pour collecter des aliments et les distribuer aux plus attaqués par la crise : précaires, mères isolées, migrant.es, sans-abris notamment.
Mais encore une fois, non content de ne pas assurer le service minimum, le gouvernement a également décidé de réprimer la solidarité alimentaire. Sous prétexte de crise sanitaire il aurait donc fallu abandonner nos ami.es, nos voisin.es, nos aîné.es ? C’est le choix qu’a fait le gouvernement, mais pas nous !

Aujourd’hui, dans cette deuxième séquence de la crise, en pleine augmentation des nouveaux cas positifs au Covid-19, Bas les masques dénonce la répression du gouvernement sous toutes ses formes:
– la chasse et la criminalisation des personnes migrantes et sans papiers : nous dénonçons l’hypocrisie des institutions de l’Etat, et en particulier celle de la Mairie de Paris, qui pourtant outrée du traitement et de la violence infligée sur la place de la République le lundi 23 novembre à toutes les personnes présentes, s’indigne de la demande d’occupation de la place de l’Hôtel de ville ce samedi 19 décembre, au prétexte de ne pas déranger le marché de Noël.
– la répression physique et psychologique à l’encontre des manifestant.es lors des derniers rassemblements et notamment le samedi 12 décembre dernier dans le cadre du mouvement social contre les propositions de loi liberticides dites de sécurité globale et contre le séparatisme.
– la répression financière de toutes les personnes n’ayant pas respecté le confinement pour témoigner de leur solidarité.
– les attaques contre les lanceurs et lanceuses d’alerte et les sanctions disciplinaires à l’encontre du personnel soignant ayant dénoncé les conditions déplorables dans lesquelles il a été contraint de travailler.

Toute la répression actuelle n’a pour autre but que de museler la population qui dénonce l’ineptie des gouvernants en place. Mais nous ne céderons pas. A ces menteurs, profiteurs et magnats de la grande finance, nous disons haut et fort Bas les masques !

Continuons de nous organiser sans eux, de mettre en œuvre la solidarité sur laquelle nous voulons fonder notre société ! C’est ce que font les Brigades de Solidarité Populaire, notamment celles de Montreuil, soutenons-les, exprimons-leur toute notre solidarité afin qu’elles puissent maintenir leurs activités: https://www.cotizup.com/bspmontreuilbagnolet