Les lycéen.nes visent le BAC, la BAC vise leur tête

Les jeunes sont l’avenir de la France… Voilà là une phrase que nos dirigeant.es se plaisent à nous répéter. Pourtant c’est bien la police de nos dirigeant.es qui ce matin gazait et frappait des lycéen.nes.

Est-ce là la seule réponse que vous avez à leur apporter ? Vous les privez d’un enseignement digne de ce nom depuis maintenant plus d’un an et vous vous attendez à ce qu’ils et elles aillent bien sagement passer des examens qui de toute manière ne représentent plus grand-chose. Ces jeunes ne font que pointer du doigt votre incompétence. Ils et elles ne se mobilisent que parce que vous n’avez pas su répondre à leurs attentes. C’est là la conséquence logique du mépris que vous ne cessez de leur renvoyer.

Votre échec est total. Vous prétendez vous rapprocher de la jeunesse en passant par le biais du discours aseptisé de certains influenceurs tandis que vous gazez et matraque celles et ceux qui osent pointer du doigt vos mensonges. Quelle indignité !

Cette jeunesse qui se dirige inexorablement vers un futur de plus en plus sombre vous lui crachez au visage lorsque vous refusez d’écouter ses revendications. Seulement entendez-nous bien, cette jeunesse vous ne pourrez la museler indéfiniment. Vous avez opté pour la violence et le mépris. Qu’il en soit ainsi. Les lycéen.nes, les étudiant.es et les jeunes travailleurs et travailleuses que vous avez choisi d’ignorer ne décolèreront pas.

A chacune de leur revendication vous ne répondez qu’en envoyant la police, dont le comportement s’approche de plus en plus de celui d’une milice privée. Vous n’hésitez plus à réprimer avec violence des adolescent.es qui ne sont même pas encore en âge de voter. Comment pouvez-vous vous étonner qu’un nombre toujours plus important de jeunes optent pour le ciré noir dans les manifestations devenues hebdomadaires ? Vous êtes la cause première de leur « radicalisation ».

Qu’à cela ne tienne, les classes ne se tiendront pas sages bien longtemps si vous décidez de poursuivre dans cette voie. Cela fait des mois que la jeunesse tente de s’exprimer, des mois que l’avenir de votre pays cherche à se faire entendre. Continuez à les ignorer, continuez à mépriser jeunes et précaires, continuez à contenter vos camarades du CAC 40. Seulement gardez à l’esprit que ce ne sont pas des lois comme celle contre le séparatisme, visant à nous faire rentrer dans le moule, qui viendront éteindre notre colère et notre défiance vis-à-vis de vos institutions.

Texte écrit par un étudiant solidaire des lycéen.nes