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🏥 Urgence psychiatrie

Dessin de Nagy. 
On voit un homme en costume attablé sur un bureau sur lequel se trouve une grosse pile de dossiers. Le dossier de la psychiatrie sert à caler le bureau auquel il manque un pied.
Crédit : Nagy

50 médecins, psychologues et patient·es appellent d’urgence à un sursaut face aux conséquences des politiques irresponsables qui planifient des pénuries.

Les rĂ©cents passages Ă  l’acte violents de patients en rupture de soins ont des causes profondes et systĂ©miques et sont Ă  mettre en regard de la dĂ©molition des services publics, en particulier de la psychiatrie.

Le Printemps de la psychiatrie s’est constituĂ© pour se soulever face Ă  la catastrophe des violences institutionnelles, du non-accueil, de la transformation de nombre de services de soin en vĂ©ritable machines Ă  broyer les personnes malades et celles qui s’en occupent. 

Iels dĂ©noncent la banalisation de pratiques en principe exceptionnelles (contention, chambre d’isolement, hospitalisation sans consentement) et des prises en charge au rabais. La contrainte psychiatrique n’est pas du soin, elle nourrit de plus une rancune envers les soignant·es, et la peur de demander des soins.

Il est nécessaire de repartir du vécu des personnes usagères de la psychiatrie, de leur vulnérabilité et de leur sensibilité, de leurs aspirations à être réellement soignées et prises en compte au sein de la société.

Leur tribune

#DuFricPourLHopitalPublic